Aller au contenu principal
Accueil >Blogs >L'IA dans le web

Mon site est-il vraiment sauvegardé ? La question à poser avant la panne

Une sauvegarde de site web n'est utile que si l'on peut la restaurer. Fréquence, copies séparées et tests : les questions à poser avant la panne.

Mon site est-il vraiment sauvegardé ? La question à poser avant la panne
Sur cette page5 sections
« Oui, normalement, l'hébergeur fait des sauvegardes. » C'est une réponse qu'on peut accepter facilement tant que le site fonctionne. Le jour où l'on efface la mauvaise page, le mot « normalement » devient beaucoup moins confortable.

La question n'est pas seulement de savoir si quelque part il existe un fichier avec le nom de votre site. Il faut savoir ce qu'il contient, de quand il date et comment on remet le site en route avec. C'est cette différence qui sépare une option rassurante dans un contrat d'une sauvegarde vraiment utile.

Remonter le temps, oui, mais jusqu'à quand ?

Prenons une boutique qui retrouve son site grâce à la sauvegarde du lundi. Le vendredi, après un incident, toutes les pages réapparaissent. À première vue, tout va bien. Sauf que les commandes enregistrées entre lundi et vendredi ne sont pas dans cette copie.

Elles existent peut-être encore dans le service de paiement ou dans les mails reçus. On peut parfois reconstituer une partie du travail. Mais le site restauré ne les a pas retrouvées tout seul, et quelqu'un doit maintenant remettre les informations en ordre.

La fréquence des sauvegardes se choisit à partir de ça : combien de travail êtes-vous prêt à refaire ? Une semaine de changements sur un site vitrine rarement modifié et une semaine de réservations n'ont pas la même valeur.

Une copie quotidienne peut convenir à certains usages. Pour des données qui arrivent toute la journée, plusieurs copies rapprochées peuvent être nécessaires. Chez Cadarsir, les sites suivis sont sauvegardés plusieurs fois par jour. Cela donne des points de retour plus récents, sans signifier qu'aucune donnée ne pourra jamais être perdue entre deux copies.

Et avant une intervention importante, on prévoit un point de retour supplémentaire. C'est plus simple de savoir où revenir avant de modifier que de le chercher après.

Copier les pages ne suffit pas à copier le site

Un site n'est pas forcément un dossier qu'on glisse sur une clé USB. Il y a les fichiers qui le font fonctionner, la base de données qui contient les informations, les images et documents ajoutés depuis l'administration, ainsi que les réglages utiles pour remettre l'ensemble en route.

Si la copie contient le code mais pas la base, vous pouvez avoir la cuisine sans ce qu'il y avait dans les placards. Si elle contient les textes mais pas les fichiers téléversés, les pages reviennent avec des images manquantes. Chaque site a ses particularités ; il faut vérifier ce que la sauvegarde embarque réellement.

Il faut aussi garder plusieurs dates. Un contenu supprimé hier et découvert aujourd'hui, c'est assez simple. Une erreur apparue il y a quinze jours et recopiée chaque nuit, ça l'est moins. La dernière sauvegarde peut très bien contenir le problème que vous cherchez à corriger.

Enfin, si votre site dépend d'un agenda ou d'un autre service externe, sauvegarder le site ne sauvegarde pas automatiquement ce service. Il faut savoir où sont les données importantes et qui en garde une copie.

La roue de secours ne reste pas dans la voiture qui prend feu

Une sauvegarde conservée uniquement sur le serveur du site peut dépanner après une mauvaise manipulation. Mais si le serveur disparaît ou si un accès compromis permet de supprimer les deux, le site et sa copie partent ensemble.

On cherche donc à séparer les copies du service principal et à protéger leurs accès. Pour les données sensibles, protéger la sauvegarde compte autant que protéger le site : elle peut contenir les mêmes informations clients, simplement rangées ailleurs.

La CNIL recommande notamment des copies séparées, une sauvegarde isolée hors ligne et des tests réguliers de restauration. Le choix concret dépend de l'environnement. L'idée reste compréhensible sans être administrateur système : un même incident ne devrait pas pouvoir emporter toutes vos possibilités de retour.

La coche verte est un début, pas le test final

Le logiciel annonce « sauvegarde réussie ». Très bien. Maintenant, est-ce qu'on sait relancer le site avec cette sauvegarde ?

Le test se fait sur un environnement séparé. On remet une copie en route, puis on vérifie autre chose que la page d'accueil : les images, l'accès à l'administration, le formulaire, le parcours de réservation s'il existe. On évite que cet essai envoie de vrais mails aux clients ou déclenche de vrais paiements. Le but est de tester la reprise, pas de créer un deuxième site qui agit en production.

Ce test révèle parfois un accès manquant, un fichier oublié ou une dépendance qu'on n'avait pas prévue. C'est exactement pour cela qu'il est utile. Le découvrir un mardi calme est préférable à le découvrir pendant que vos clients essaient de vous joindre.

Après un incident, restaurer ne suffit pas toujours. Si l'origine du problème est encore présente, on risque de recommencer le même tour. On choisit une copie saine, on traite la cause et on réconcilie les opérations récentes lorsque c'est nécessaire.

Quatre réponses à obtenir pendant que tout fonctionne

Vous pouvez poser ces questions à votre prestataire sans entrer dans le détail du serveur :

  • Quelle est la dernière sauvegarde réussie, et combien de dates conserve-t-on ?
  • Que contient-elle, y compris les données et les documents ajoutés au site ?
  • Où sont les copies séparées du serveur principal, et quand a-t-on testé une restauration ?
  • Qui peut intervenir, avec quels accès, et quel délai de reprise est réaliste ?
Vous n'avez pas besoin de connaître chaque commande technique. Vous avez besoin que quelqu'un puisse répondre précisément, et que cette personne ait les moyens d'agir.

Ces vérifications font partie d'un accompagnement de maintenance. Si aujourd'hui vous n'avez qu'un « normalement », on peut commencer par faire le point. Le résultat attendu est tout simple : savoir ce qu'on pourrait retrouver demain, et ce qu'il resterait à reconstruire.

Vous avez du mal avec votre activité en ligne ?

Je vous offre un premier audit : on fait le point sur votre présence en ligne, on repère ce qui bloque et je vous donne des pistes concrètes pour avancer.
Il suffit de m'écrire pour le demander.